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Mai 01

Zombie 2

Le secteur le plus clairement zombie est bien sur le secteur bancaire italien.

 Mais au niveau européen, sur des bases comptables et réglementaires normales, non truquées tout le secteur est zombie.

Si on acceptait de considérer que les créances des banques sur certains états et gouvernements étaient irrécouvrables, ce qui est la réalité, alors on devrait déprécier ces créances, les banques concernées n’auraient plus de fonds propres, plus de capital, et on verrait qu’elles sont zombies, mais on ne le fait pas.

On maintient le mythe et on augmente les impôts sur les citoyens pour entretenir la fiction, ainsi les banques survivent malgré leur absence réelle de capital et elles ponctionnent sur le surproduit global donc font chuter le taux de profit moyen.

L’uberisation de certaines professions est en sens inverse un moyen de faire remonter le profit moyen d’un pays, car elle tue des professions anciennes, dévalorise leur fonds de commerce et en les détruisant peu à peu, elles les empêchent de continuer à concourir pour s’attribuer un peu de profit.

L’uberisation c’est cela: la destruction du capital de certaines professions, sa transformation en capital zombie; le détenteur continue quelque temps alors même que ce n’est plus rentable, puis il baisse les bras, le zombie meurt. Le petit zombie meurt toujours, ce sont les gros, les très gros zombies que les politiciens et banques centrales gardent en apparence de vie.

 La dette est le moyen, pour le capital mort, de faire semblant de se maintenir en vie. Si vous observez la masse croissante de dettes dans le système capitaliste, vous concluez que la masse de capital qui ne survit que grâce aux dettes est énorme.

La dette est un moyen de reculer la mort.

 Mais elle augmente la masse de capital fictif, non productif dans le système, donc elle rend de plus en plus inéluctable la destruction, la crise future.

Augmenter les dettes dans un système de plus en plus zombie, c’est creuser de plus en plus profond … pour sortir d’un trou.

Extraits d’un article de Bruno Bertez   brunobertez.com

 

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