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Juil 23

Pretons l’oreille

Quand le pouvoir, « au nom de la puissance (…) , devient cette mécanique meurtrière et démesurée, une nouvelle révolte devient sacrée au nom de la mesure de la vie. Nous sommes à cette extrémité. Au bout de ces ténèbres, une lumière pourtant est inévitable que nous devinons déjà et dont nous avons seulement à lutter pour qu’elle soit. (…) Nous tous, parmi les ruines, préparons une renaissance. Mais peu le savent ».

Pourtant, pour en avoir conscience, il nous faudrait simplement voir que « les grandes idées, on l’a dit, viennent dans le monde sur des pattes de colombe. Peut-être alors, si nous prêtions l’oreille, entendrions-nous, au milieu du vacarme des empires et des nations, comme un faible bruit d’ailes, le doux remue-ménage de la vie et de l’espoir. Les uns diront que cet espoir est porté par un peuple, d’autres par un homme. Je crois qu’il est au contraire suscité, ranimé, entretenu, par des millions de solitaires dont les actions et les œuvres, chaque jour, nient les frontières et les plus grossières apparences de l’histoire, pour faire resplendir fugitivement la vérité toujours menacée que chacun, sur ses souffrances et sur ses joies, élève pour tous » .

Extraits d’un article de michel Leis sur le blog de paul Jorion  www.pauljorion.com

Citations d’Albert Camus.

 

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