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Nov 29

Désastre

Presque toutes les cultures et religions de l’histoire de l’humanité ont considéré que les humains sont des êtres à la fois matériels et spirituels.

Cependant, en vivant à l’ère laïque comme nous le faisons, l’aspect matériel de notre existence a supplanté le spirituel à tel point qu’il est à peine reconnu comme tel.

Une vision purement matérielle de l’existence humaine conduira bien sûr à certaines prescriptions politiques, en particulier face à une pandémie.

Nier l’existence spirituelle de l’homme, c’est nier la possibilité d’une vie après la mort – seul le vide de l’annihilation attend. Dans cette perspective, il est logique que l’on puisse conclure que la vie terrestre doit se poursuivre à tout prix, qu’aucun compromis n’est trop élevé pour repousser l’oubli à venir.

En revanche, ceux qui conservent une conception plus traditionnelle de la nature humaine, quelle que soit la religion ou la croyance spécifique à laquelle ils appartiennent, peuvent facilement voir tout un monde de coûts à enfermer que ceux qui ont une perspective purement matérialiste ne sont même pas capables de comprendre.

Les humains sont des êtres sociaux. Notre existence et notre développement en tant que personnes humaines reposent sur cette nature sociale.

Certains érudits personnalistes, tels que le théoricien politique David Walsh, affirment que toute notre conception du moi ne peut se former qu’en relation avec d’autres personnes

De nombreuses religions, sous une forme ou une autre, parlent de l’interconnexion du monde et des personnes et de l’illusion de la séparation.

Bien qu’elle soit le plus souvent associée aux religions orientales comme le bouddhisme, cette unité spirituelle n’est pas étrangère au christianisme et à l’Occident.

En laissant de côté les implications religieuses spécifiques, les humains ont reconnu depuis des millénaires que lorsque des personnes se rassemblent, nous entrons les uns dans les autres sur un plan spirituel par la reconnaissance de notre identité personnelle mutuelle.

Cependant, cette unité spirituelle si essentielle à notre existence même en tant que personnes humaines ne se produit pas dans le vide, mais plutôt dans le contexte dans lequel nous nous rassemblons dans le monde matériel.

 Le double contexte matériel et spirituel de notre existence ne peut être séparé. Ces contextes de nos familles et de nos communautés ne sont pas de beaux ajouts à la vie, ils sont la vie humaine elle-même.

Il est indéniable que pendant une pandémie, il sera nécessaire de modifier son comportement, mais tout comme aucun bureaucrate d’État ne peut planifier avec succès l’économie, aucun responsable de la santé publique n’est capable de planifier de manière centralisée une réponse pour des centaines de millions de personnes qui sont toutes dans des conditions de vie différentes, avec des besoins matériels et spirituels différents.

Chaque personne doit décider elle-même de la marche à suivre en fonction de ses circonstances de vie uniques.

Le fait d’arracher ces décisions à chaque personne et de les placer entre les mains des bureaucrates de la santé publique conduit au désastre.

Extraits d’un article de Mises Institute sur le blog de Bruno Bertez  brunobertez.com

 

 

 

 

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