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Juil 11

TINA

[TINA : There Is No Alternative ! Quelle escroquerie qui va se transformer en crime ! Que pourront bien penser les historiens du futur … s’il y en a.]-alpha.b

Je me rappelle qu’après que l’un de mes discours au sujet de l’effondrement à venir ait été publié sur un site économique, quelqu’un avait posé la question suivante : ‘Que peut bien vouloir cet homme ?’

Cela explique peut-être pourquoi les choses ont mal tourné. Seul un très petit nombre de personnes agissaient en fonction de leur conscience et de leurs principes, alors que d’autres, très nombreuses, se laissaient influencer par leurs intérêts personnels, leur idéologie, leur carriérisme, et tous ces modèles supportant l’inaction face à l’injustice que représente le transfert de richesses depuis les plus innocents jusqu’aux prédateurs financiers.

Ce qui se profile désormais à l’horizon s’avèrera très vite bien pire que tout ce que nous avons pu observer jusqu’alors. Du poison est aujourd’hui prescrit comme remède contre nos maux économiques. S’il est un jour utilisé, il contribuera au suicide de la classe moyenne.

Nous disposons encore de quelques temps pour agir, mais ce temps nous file rapidement entre les doigts. Il semblerait que nous n’ayons rien retenu des leçons du passé.

‘Depuis le tout début de la crise, ce qui m’a le plus inquiété a été l’absence totale de débats. Des décisions ont été prises, décisions qui nous affecterons pour les générations à venir, sans que des solutions différentes aient été abordées. Tout ce que nous avons pu entendre jusqu’à aujourd’hui n’a été qu’une angoissante unanimité.

Banquiers, experts financiers, journalistes et politiciens se sont toujours répétés les uns les autres avec la même conviction, la même véhémence. Seul le lancement d’une série interminable de plans de sauvetage, nous répètent-ils, pourrait nous sauver du désastre. La situation a toujours semblé si complexe qu’aucun d’entre nous n’a jamais osé remettre en question les remèdes y ayant jusqu’alors été apportés.

 

Cette unanimité des discours politiques m’ayant mis la puce à l’oreille, je me suis mis à lire – et je ne parle pas ici de livres économiques. Je savais déjà, grâce à un film que je tournais à l’époque, que les assomptions utilisées par les économistes à propos du monde réel étaient pour le mieux stupides. J’ai donc choisi de lire ce que les traders s’écrivaient les uns aux autres, de jour en jour, sur les panneaux qu’ils utilisent pour échanger leurs idées et informations

Bien que ce que les traders inscrivent sur ces panneaux ne soit quasiment que charabia incompréhensible, j’ai pu dénicher certaines notes contenant des analyses brutales de la situation qui était en train de se produire. Je n’ai pas eu besoin d’adhérer à leurs politiques pour comprendre ce qu’ils avaient à dire. Il existait une autre vision de la crise. Il existait d’autres solutions. Des solutions radicalement différentes que celles qui étaient alors employées

Plus je lisais, plus je me rendais compte que les médias était complètement dans le faux. Après trois mois de lectures incessantes, je me suis mis à écrire. C’était au début de l’année 2008. Je n’avais alors aucunement l’intention d’écrire un livre. Je désirais simplement porter plus haut la voix de l’opposition face aux certitudes assourdissantes qui fusaient de toutes parts. Ce que j’ai tout d’abord écrit, sous le nom de Golem XIV, étaient des commentaires aux articles financiers publiés dans le journal The Guardian.

Mon argument principal était que nous ne nous étions pas vu donner le droit à une discussion honnête quant à la crise et aux futilités qui avaient été mises en place sous prétexte de la contenir. Dans le même temps que la crise se développait, j’étais de plus en plus convaincu que ce qui était mis en place dans l’objectif de nous venir en aide finirait en réalité par nous transformer, nous et nos enfants, en la génération de la dette : la génération dont le destin commun aura été de rembourser la dette des autres. Cela m’a mis en colère. En colère contre ceux qui géraient ces politiques et les justifiaient, en colère contre ceux qui me disaient qu’il n’existait aucune alternative’.

Par JesseLe Café Américain

 

Publié le 10 juillet 2012

 

 

 

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