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Fév 24

Platon

 

A deux reprises, ma compagne et moi sommes partis marcher pendant trois semaines à chaque fois. Sans doute parmi les plus beaux moments de ma vie.

Même si nous avons pris en pleine gueule la disparition des oiseaux dont nous avions été privés des chants et la baisse du foisonnement dans les écosystèmes.

Quelle joie d’être !

De prendre le temps de vider son sac – au sens propre – chaque soir pour le remplir chaque matin en prenant le temps, en remettant en question, sans s’énerver, la place de chaque chose .

On pourra essayer de vider le sac intérieur pour s’aventurer dans une situation conjugale difficile et découvrir que rien n’a d’importance, même pas la mort que j’ai depuis frôlée.

Vivre paisiblement à côté des autres tandis qu’ils se hâtent pour rater le peu qui leur reste de vie est une jouissance suprême. Tandis que leurs estomacs se brouillent de jus acides.

J’ai vécu dans une région riche en habitations troglodytiques et depuis peu je me dis que si j’avais trois sous – peut-être en faudra-t-il bientôt plus de trois lorsque j’aurai dit à quoi je pense – si donc, j’avais trois sous j’achèterai une grotte, une caverne dont on m’apprenait lorsque j’étais enfant que la température était constante.

Mais le sera-t-elle toujours dans un contexte climatique très dégradé ?

L’idée me fait sourire car ce ne seront pas les décroissants qui auront enchaîné l’humanité dans l’obscurité des cavernes mais les capitalistes et leurs affidés.

 

 

Commentaire sur le blog de Paul Jorion

 

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