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Juin 19

La nasse

Plus de 12 trillions de dollars d’obligations se négocient avec un «rendement négatif» et la tendance se renforce. Qui pense vraiment que prêter 100 dollars pour récupérer moins de 100 dollars plus tard est une proposition viable ?

Depuis que les taux ont culminé en 1982, le moyen le plus classique de réduire les récessions est de réduire les taux de 4% à 6%, mais compte tenu des taux minimes ou négatifs d’aujourd’hui, comment les baisser de 5% ou 6% ?

La solution c’est de rendre les taux négatifs, de faire payer pour avoir le droit de garder son argent.

La plupart des gens ne videraient-ils pas leurs comptes bancaires pour accumuler de l’argent de l’argent cash ? Bien sur que si.

Ne vous inquiétez pas, le FMI propose d’appliquer des taux profondément négatifs en rendant les espèces physiques indisponibles ou impraticables, puis en imposant des taux négatifs aux actifs numérisés piégés dans le système financier.

L’idée est que, sans accès à des instruments monétaires physiques, les investisseurs n’auraient aucun moyen d’échapper à des taux négatifs et dépenseraient du capital plutôt que de se le faire exproprier. Les dépenses stimuleraient la reprise. Les sorciers du FMI espèrent.

Mais, qu’en est-il du fait qu’en 2029, tous les membres de la génération du baby-boom, la génération la plus nombreuse et la plus ancienne de l’histoire, auront plus de 65 ans et pourront collecter des pensions et des prestations de santé promises, mais en grande partie non financées ?

Ce problème n’est pas un risque, mais une certitude et il n’y a que deux façons de le gérer: soit les promesses de droits doivent être considérablement réduites, soit les générations plus jeunes doivent payer des impôts beaucoup plus élevés pour soutenir les baby-boomers de longue date.

Quoi qu’il en soit, l’une ou l’autre option nécessite une législation et est lourde de conséquences financières, sociales et politiques défavorables.

Peut-être qu’aucune de ces perspectives n’a d’importance, mais que faire si elles se concrétisent ?

Comme le soulignait Périclès il y a 2 700 ans, il ne faut pas prédire l’avenir, mais s’y préparer.

Mais comment les investisseurs peuvent-ils se préparer à une crise financière s’ils se limitent aux instruments qui dépendent des contreparties financières et du bon fonctionnement des marchés ?

 

 

Simon A. Mikhailovich https://themarket.ch/meinung/the-bubble-in-complacency-ld.499

Sur le blog de Bruno Bertez

 

 

 

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