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Fév 18

La mutation nécessaire

[Non, il ne faut pas la laisser s’écrouler mais l’aider à faire une longue et pénible mutation, car elle a du bon ne serait ce que les immenses progrès techniques qu’elle a engendrés et qui ont profité a beaucoup]- alpha.b

 

 

Al, pour tenter de donner une réponse à votre interrogation, je voudrais citer quelques défricheurs de la vérité,

Tout d’abord Albert Einstein qui disait : »On ne peut pas résoudre un problème complexe au niveau de conscience ou il a été crée ».Donc, ne pas évoluer n’est pas un facteur d’adaptation et de résolution de situations inédites, sauf à considérer qu’il n’y a pas de solutions ou qu’on y apporte toujours les mêmes remèdes.

Ensuite, un frein à l’évolution est effectivement l’insondable capacité d’inertie de certains, incapables d’évoluer, figés dans le formol, la peur ou le moindre changement, accrochés à leurs certitudes, et ça s’appelle la bêtise à mes yeux, et sans me prendre pour ce que je ne suis pas, je crois qu’elle est largement répandue.

Je trouve ça terrible et affligeant, surtout pour construire une société, c’est un frein inouï. L’incroyable Albert disait encore, avec son humour si caractéristique : »Il y a deux choses qui sont infinies, la bêtise humaine et l’univers, concernant ce dernier, je n’ai pas encore acquis de certitude absolue »….Tout un programme, malheureusement.

Nous sommes donc condamnés à évoluer, et c’est bien, ça ne me gène pas. On devrait tous en être conscients, rien n’est figé, mais en matière de rapport sociaux, je constate que ce ne sont pas les lois de la connaissance et du savoir qui prédominent, mais souvent les rapports de forces, toujours en faveur du plus fort, et c’est souvent là que ça coince, parce que la loi du plus fort n’est pas forcément celle de celui qui s’adapte le mieux et pour le bien.

Il résiste, parce qu’il est dur, or « Partout et toujours le mou use le dur, l’eau use les falaises… » l’érodera et lui donnera sa forme,inéluctablement. « …La souplesse, et donc l’adaptabilité, prime sur la raideur »(Lao Tseu).

C’est pour cela qu’il faut croire en ses convictions et imprimer sa marque.

Le pouvoir doit changer, s’inspirer des forces contraires de la nature,celà vous paraîtra peut-être utopique, naïf, mais pas du tout, là aussi il faut changer de cadre pour rétablir l’équilibre des forces, mais le cadre est en chacun, les institutions ne peuvent qu’en être le reflet.

Raymon Aron disait que « Les hommes font leur histoire, même s’ils ne savent pas l’histoire qu’ils font », tentons au fil des cycles, d’en faire des cycles vertueux.

Les civilisations sont mortelles, on le sait, si la nôtre s’écroule par sa décadence, et bien qu’elle s’écroule à défaut de se renouveler et s’adapter sans cesse en respectant les équilibres fondamentaux de la vie, et non pas en les ignorant superbement.

Commentaire trouvé sur le blog de Paul Jorion
www.pauljorion.com

 

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