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Nov 05

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Ce n’est pas, en effet, le problème que ce soit la Grèce qui soit en cause – c’est finalement un petit pays, bien que je ne voudrais pas être aujourd’hui citoyen grec – mais c’est que le mal est profond et maintenant lourdement inscrit dans toutes les strates des populations des peuples européens.

Les problèmes ne sont plus seulement économiques – d’ailleurs, il n’y a plus de solutions. Dans tous les cas pas celles auxquelles classiquement nous tentons de faire appel – mais bien sociaux. Sociaux au sens sociétal.

C’est toute la question de nos Sociétés avec ses codes et ses échelles de valeurs qui sont devenus soudainement obsolètes et auxquels il faut maintenant réfléchir pour les changer.

 C’est sans doute cela le 211212 – la fin de notre monde tel que nous le connaissons depuis des millénaires et le timing semble correspondre. Dans tous les cas, nous avons atteint cette frontière. Qu’en ferons-nous demain ?

Je l’ignore. Les grands moments de l’Histoire ont toujours été ceux qui ont pu basculer de l’autre côté de la crête sur laquelle le quotidien du moment se déroulait.

 D’ailleurs, regardons attentivement l’enchaînement des événements… nos dirigeants semblent pour chacun d’entre eux toujours avoir un temps de retard plus ou moins important, et dans tous les cas, leurs réactions ne viennent qu’en réponse à une nouvelle situation.

Ils n’ont absolument pas la main. Ce sont les évènements qui dirigent et non les dirigeants qui montrent le chemin à suivre. C’est un signe d’impuissance caractérisé. C’est un manque de vision. Autre signe, nous n’entendons la voix d’aucun philosophe. La situation générale nous a rendu tous « secs ».

Mais convenons au moins que nous ne pouvons plus continuer comme cela, entre des très riches, peu nombreux, et des misérables qui sont pléthores où ne règnent que les Dieux du Profit et du Progrès au détriment du bien être des Hommes et de celui de notre Environnement qui s’appauvrit chaque jour en qualité et en quantité.

Notre Monde doit réellement changer. La valeur de l’argent doit faire place à un autre Ordre. Il est temps.

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Ainsi va le monde, une réunion chassant l’autre. L’Histoire court sous nos yeux, peut-on être à la hauteur ? Cela ressemble à de grands mouvements de plaques tectoniques, mouvements dont les mécanismes, les causes, la complexité, peuvent facilement échapper à nos sens. Tout se brouille.

Dette privée, dette publique, licenciements, chômage, réchauffement climatique, pic pétrolier, catastrophe nucléaire, mise sous tutelle de pays, etc. On vit de tout, comme à chaque période charnière. Est-ce l’Apocalypse (Jovanovic) ? La chute de l’Occident ? L’émergence des émergents ? La chute des émergents aussi ? Un basculement du monde ? L’avènement d’un nouveau totalitarisme ? Un futur renouveau humaniste ? La Révolution qui s’annonce ?

Je n’ai pas la culture ni le recul nécessaires pour comprendre ce qu’il en est réellement. Où se cache la Vérité dans tout ça ? Y’en a-t-il seulement une ?
Je me suis intéressé à l’économie en 2008, à la chute de Lehman Brothers.

Je pressentais que ce système de plus en plus inhumain était en train de s’effondrer pour de bon. J’ai voulu comprendre pourquoi, comment. Petit à petit, au fur et à mesure que les quelques réponses que je trouvais me posaient mille autres questions, je compris que ce n’était pas si simple. Que rien ‘n’était si simple, après tout. Je ne suis pas un illuminé, enfin, je l’espère.

Je ne délire pas sur la fin du monde en attendant que tout s’écroule. Ces moments historiques mettent tout à jour, et l’humanité peut en sortir grandie. Comme l’inverse. On peut se remettre à croire en des valeurs, à penser qu’un autre monde est possible. Ne plus passer pour un paranoïaque ou un idéaliste lorsqu’on évoque les inégalités, les conditions de travail, lorsqu’on interroge le sens de tout cela !

Pourquoi la consommation ? Pourquoi des chewing-gum qui lavent les dents ? On ne peut plus fermer les yeux sur la misère du monde, parce que nous y sommes nous-mêmes confrontés, désormais. Retour de bâton ? Cette société de consommation sans âge et sans histoire, aussi blanche que les néons des hypermarchés (pour paraphraser Baudrillard) est placée de force devant son reflet.

Mon seul souhait est le suivant : par pitié, faites que tous ces indignés ne pensent pas qu’à leur putain de pouvoir d’achat. J’espère qu’ils (que nous tous) voient plus loin, autre chose. Autre chose que simplement pousser un cri dans l’espoir que, dans un avenir proche, ils puissent à nouveau s’offrir le rêve américain et s’anesthésier du monde à nouveau.

L’avenir le dira, et j’espère pouvoir, dans vingt ou trente ans (j’ai 23 ans), être fier de ce qui a été fait aujourd’hui, pour mes éventuels enfants, pour nous tous. Des lieux comme ce blog, malgré le caractère sombre de ce qui est relaté dans ces articles, donnent espoir en ce sens. Merci

 

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