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Nov 06

Commentaire : Le système

Mieux que cela, c’est le système lui-même qui est en cause, parce qu’en s’affranchissant de tout on l’a dévoyé et anéanti et ce sans espoir de retour !

Toutes les tentatives sont pathétiques et pitoyables. Nous devons sortir du cadre et en créer un autre.

 

Quand on parle de risque, on induit des représentations d’événements accidentaux.

On fait référence au monde de l’assurance.

Face à une crise comme celle que nous vivons depuis plusieurs années, on peut être tenté d’invoquer l’image d’une catastrophe naturelle, celle d’un événement extérieur au système, imprévisible et impondérable.

Il est important de préciser ici que ce n’est pas ce dont il s’agit. L’économie monde étant un système fermé, son extérieur ne pourrait être que « non économique ». Par exemple, une évolution climatique exceptionnelle et imprévisible.

Ce n’est absolument pas cela dont il s’agit. La crise des subprimes, l’insolvabilité, la crise de la dette ne sont pas des événements extérieurs au système. Ils n’arrivent pas accidentellement. Ils sont le produit nécessaire de l’évolution de ce système.

Pourquoi a-t-on développé les subprimes ? Pourquoi a-t-on répondu par l’endettement à la baisse des revenus ?

Parce que le système avait atteint ses propres limites, on a essayé de s’affranchir des limites et des règles.

Si le système financier est devenu insolvable, c’est avant tout parce que le système production n’était plus capable de croître au rythme attendu. Plutôt que d’admettre que le système avait atteint ses limites, on a truqué les outils de mesures, levé les règles de bon sens qui garantissait la stabilité du système et en particulier l’adéquation entre la sphère financière et l’économie dite « réelle ».

Si cette crise perdure, c’est que le système productif ne retrouve pas la dynamique nécessaire à l’accumulation capitaliste. Accumulation capitaliste qui permettrait de résorber les pertes sans ruiner les acteurs.

Aujourd’hui, si les banques peuvent prétendre à des bénéfices, c’est uniquement par les jeux stupides de la dette publique et de la spéculation. La dette publique, ce sont les banques privées qui bénéficient de fonds à des taux très intéressants fournis par les banques centrales et les prêtent à des taux de plus en plus prohibitifs aux états. Ce jeu ne produisant rien dans l’économie réelle, il finit forcément par une impasse.

La spéculation est du même acabit et part de la même ressource d’ailleurs, l’argent frais émis par les banques centrales.

Si le système est dans une impasse, ce n’est pas une question de maîtrise de risque, fut-il systémique. C’est la dynamique interne du système qui est en cause.

 

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