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Jan 13

Les risques de 2012

Bill Bonner a une capacité d’analyse assez remarquable, mais il ne s’est pas encore totalement lavé la tête. Ou alors il ne veut (peut) pas (cf le p.s tiré du même article) ?

Quels sont les plus gros risques de 2012 ? Plusieurs nous viennent en tête. Mais le Forum économique mondial n’en voit que deux valant la peine d’être mentionnés — trop de déficits et une trop grande différence entre les riches et les pauvres.

Le New York Times nous en dit plus :

“Plusieurs déséquilibres budgétaires chroniques ainsi que les disparités des revenus sont les deux principaux risques auxquels sont confrontés les chefs d’entreprise et les décideurs politiques cette année et au cours de la prochaine décennie, déclarait mercredi le Forum économique mondial.

Si on ne s’attaque pas à ces problèmes, il pourrait en résulter ‘un avenir dystopique pour une bonne partie de l’humanité’, selon le rapport, qui a été publié en préparation de la réunion annuelle du groupe avec des dirigeants d’entreprise, des responsables politiques et des universitaires à Davos, en Suisse, du 25 au 29 janvier”.

“Les signes de mécontentement — avec un fossé qui se creuse au niveau des revenus et des problèmes économiques nés de la crise de dette mondiale — étaient déjà croissants en 2011, comme le démontre le mouvement Occupy commencé à Wall Street et qui s’est rapidement propagé à d’autres villes aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Mais ce ne pourrait être qu’un début”.

Bien entendu, on trouve d’autres personnes qui ont eux aussi des soucis.

Le New York Times continue :

“Si les scientifiques peuvent prédire la probabilité — à défaut du timing exact ou de l’ampleur — de certains désastres naturels, la capacité à lire une boule de cristal pourrait être plus utile que des calculs complexes pour déterminer les risques provenant d’événements humains”.

“Parmi les principales inquiétudes de nombreux observateurs, on trouve une escalade des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran. En plus des troubles politiques, l’action militaire entre les Etats-Unis — ou Israël — et l’Iran pourrait causer une forte augmentation des prix du pétrole, surtout si le Détroit d’Ormuz était bloqué. Ed Yardeni, économiste indépendant à New York, compte cela parmi ses “quatre cavaliers de l’Apocalypse” pour 2012.

Les autres, cités dans une note à ses clients, sont : un grave credit squeeze mondial suite à la crise dans la Zone euro ; des soulèvements sociaux en Chine et en Inde ; et une profonde récession planétaire provenant d’Europe”.
“Graham Hutchings, directeur des analyses chez Oxford Analytica, rajoute à cela l’incertitude causée par les élections dans un certain nombre de pays, dont la France, la Russie et les Etats-Unis, ainsi qu’une transition politique en Chine”.

Vous voyez, cher lecteur, beaucoup de choses pourraient mal tourner en 2012.

Bill Bonner

p.s

“La seule manière pour que les économies européennes [et américaine] aillent mieux, c’est d’admettre qu’elles sont pauvres, désormais, et de vivre selon leurs moyens”, écrit Mahathir Mohamad, ancien Premier ministre de la Malaisie, dans le Financial Times. “Elles doivent ensuite revenir à de véritables activités, c’est-à-dire produire des biens et vendre des services. Les salaires, les primes et autres avantages doivent être baissés pour devenir compétitifs… Il ne peut y avoir de retour au statu quo précédent”.

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