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Jan 06

Les élites

elites

Le problème n’est pas tant la rivalité, effectivement attachée à l’histoire humaine, entre les élites (pour faire simple) et le peuple.

Le problème réside, aujourd’hui, notamment en France, dans le fait que les personnes qui se sont auto baptisées élites sont des usurpateurs pour la plupart.

Ces gens-là se sont, par le jeu des appareils, de l’argent des autres, des cooptations, des connivences, accaparés une fonction, une position dont ils considèrent qu’elle emporte ipso facto la qualité d’intellectuel rayonnant.

 Ils ont éliminés ou réduit au silence tous ceux qui auraient pu prétendre au même qualificatif, mais qui ne pensent pas comme eux.

 Ils ont même fini par croire à leur supériorité et se sentent légitimes, à ce titre, pour forcer le destin de leur semblable dans le sens de leurs fantasmes.

Mais, de fait, beaucoup sont, au contraire, tout à fait médiocres et se contentent de surfer sur le prêt à penser que l’on nous sert quotidiennement.

Les idées faciles, dégoulinantes, puériles, simplistes (mais alambiquées). En un mot, vous êtes intellectuel si vous êtes progressiste.

La situation des élites modernes, contrairement à la définition que le Larousse en donne, ne résulte pas de la reconnaissance sociale. Nombre d’entre eux tirent leur essence et leur subsistance non pas de la valeur marché que pourrait accorder le peuple à leur production, mais des subventions, des impôts et des facilités fiscales en tout genre.

 Il n’y a justement aucune corrélation entre leur position et la seule reconnaissance qui vaille, celle d’un libre jeu entre ceux qui produisent (des idées en l’occurrence) et ceux qui les considèrent comme suffisamment riches pour les acheter. Il suffit pour cela, par exemple, de regarder les ressources financières des médias de propagande et de l’édition.

Les vrais intellectuels, les vraies élites, les vrais élaborateurs d’idées, ceux qui contribuent réellement au développement humain sont ailleurs.

 Ils sont dans l’action.

Ils conçoivent des produits ou inventent de nouvelles relations entre les hommes, de nouveaux modes de collaboration, de nouveaux médicaments, la thérapie génique… Ils inventent Microsoft, Google ou Uber et sortent, par les progrès technologiques, des populations entières de la famine et de la misère…

Bien entendus, certains produisent aussi des pensées. Mais elles ne sont que très rarement soutenues par autre chose que la reconnaissance objective et libre de ceux qui ont eu la volonté et le courage de leurs accorder une valeur marché

Car elles sont cachées, ostracisées par la doxa dominante.

D’après un commentaire sur un article de Contrepoints : les élites ce sont les autres

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