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Juil 24

Les chiffres

[Et plus c’est gros, mieux cela passe ………….jusqu’à ce que la nature reprenne ses droits ce qui arrive inéluctablement]-alpha.b

 

 La semaine dernière, nous avons parlé du rôle des chiffres. Plus ils sont précis, avons-nous avancé, plus le mensonge est gros. Pourquoi ? Parce que ces économistes ne savent rien de certain, en réalité. Le mieux qu’ils puissent faire, c’est observer… deviner… et se couvrir grâce à un “peut-être” ou un “potentiellement”. Plus ils prétendent savoir précisément quelque chose avec certitude… plus la distance est grande entre ce qu’ils peuvent vraiment savoir et ce qu’ils affirment.

Mais les chiffres sont aux économistes ce que le maquillage est à une starlette vieillissante… Mettez-en assez et peut-être que les gens ne verront pas la vérité.

Derrière chaque chiffre se trouve une ride… Des petits chiffres cachent de petites rides. De gros chiffres cachent de grosses rides. Un grand chiffre, comme le taux de chômage, a toute une armée d’autres nombres derrière lui. Il y a des ajustements statistiques… des ajustements saisonniers… et assez de définitions arbitraires pour donner bonne mine à un cadavre.

▪ Appliquons ce principe à l’emploi

Le Bureau américain des statistiques du travail affirme que 8,2% de la main-d’œuvre US est au chômage. C’est assez simple. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que “la main-d’œuvre” ? Que signifie d’être “au chômage” ? Pensez à tous ces gens qui travaillent pour du liquide… comme ces Latinos qui attendent des emplois journaliers chaque matin dans les stations-service américaines. Sont-ils au chômage ?

Quelqu’un qui ne pouvait trouver d’emploi et qui a donc reprise des études ? Est-il au chômage ? Qu’en est-il d’une femme au foyer qui aimerait trouver un travail… plus ou moins… mais qui ne cherche pas activement ? Tous ces gens font-ils partie de la main-d’œuvre ?

Il est évident qu’on peut changer un peu les principes de base… et beaucoup changer le taux de chômage déclaré. Lorsque le statisticien John Williams regarde les chiffres, par exemple, il trouve aux Etats-Unis un taux de chômage réel de 23% — presque aussi élevé qu’en Espagne.

Pourtant, les autorités américaines affirment que le chômage est de 8,2%. Pas “8% environ”. Pas “moins de un sur 10″. Mais 8,2%… exactement. Il y a tant de suppositions dans ce chiffre qu’il n’est absolument pas fiable et n’a pratiquement aucun sens. Voire pire.

 Il fait semblant de vous dire quelque chose… mais une fois que vous l’avez digéré, vous en savez moins que ce que vous saviez avant, parce que vous pensez savoir est en grande partie une fraude.

Vous pourriez prendre quasiment toutes les données utilisées par les économistes et faire la même analyse. Chaque chiffre cache une verrue… une ride… un froncement de sourcils.

Et probablement qu’aucune mélasse numérique n’est plus épaisse et moins transparente que le PIB. Là, les chiffres mentent et trompent, comme tous les autres chiffres des économistes.

Mais c’est pire encore. Le concept du PIB lui-même est une tromperie ; ce n’est pas uniquement de la vanité… c’est une fraude.

 Extraits d’un article de Bill Bonner sur la chronique Agora

 

 
 
 
 
 
 

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