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Sep 02

Chemin de traverse

 

En attendant, reste la désertion.

Longtemps je me suis demandé si le régime de servitude aujourd’hui en passe d’induire tout lien social était vécu consciemment ou non.

Difficile d’en décider.

Mais l’important est plutôt de savoir qui s’y soumet ou non.

Innombrables sont les chemins de traverse pour y échapper, quand on veut bien prendre le risque de ne pas se tenir au côté des vainqueurs, mieux de s’en tenir au plus loin.

Ce que je sais c’est que l’on ne s’y bouscule pas, mais qu’on y respire beaucoup mieux et que, certains jours, même parmi les plus sombres, l’horizon peut s’éclaircir d’une soudaine et stupéfiante lumière.

De toute façon, ceux qu’on y rencontre, d’où qu’ils viennent, ont l’élégance souveraine de ne prétendre à rien.

Ils savent, sans l’avoir appris, qu’ « il faut l’immensité de la mer dans une goutte d’eau ».

Annie Lebrun : Ce qui n’a pas de prix

 

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