«

»

Oct 28

Braises

Alors il faut que l’on explique à nos hommes politiques, que nous autres, les gars de la France d’en bas (c’est une expression qui inclut évidemment les filles, les femmes et les mères, qui en connaissent un rayon en saine gestion financière surtout lorsqu’il faut remplir le frigo que l’État nous explique comment ranger, avec de moins en moins de sous tous les mois), nous vivons désormais l’attitude de l’État comme une agression permanente à l’égard des honnêtes citoyens.

Des honnêtes hommes (là aussi c’est une expression qui inclut nos honnêtes femmes) qui paient leur écot et leurs impôts. Des honnêtes hommes qui respectent la loi même lorsqu’ils ne la comprennent pas, parce que respecter la loi c’est important.

Des hommes qui travaillent pour gagner dignement leur pitance quotidienne et qui n’attendent ni aides ni subsides de la part d’un État en faillite mais qui souhaiteraient juste que l’on arrête de les ruiner un peu plus chaque jour.

Des hommes qui préfèrent se saigner pour que leurs enfants puissent faire des études, monter dans l’ascenseur social (pourtant en panne) et aller plus loin qu’eux n’ont pu le faire. Des hommes qui veulent réussir à acquérir un logement malgré un crédit de 30 ans pour pouvoir laisser quelque chose à leurs enfants après, et sans qu’une fois la maison payée 2 fois (une fois pour l’acheter, la deuxième fois sous forme d’intérêts versés à la banque), on ne leur fasse pas payer un « loyer fictif » avant, à leur mort, de leur faire raquer des droits de succession insupportables.

Alors oui, il faut dire haut et fort, expliquer à ce gouvernement que le danger n’est pas la petite adolescente en crise de 15 ans tête à claques Léonarda

En revanche, le gouvernement peine encore à comprendre le danger de ce qui se joue en Bretagne. Oui la Bretagne, avec nos amis bretons tendance « tête de con » et qui ont bien des raisons d’être fiers de l’être. Ces bretons charmants et rudes, qu’il ne faut pas pousser et que les têtes de cons sont loin d’être stupides, ils sont durs à la tâche, ne sont pas des assistés et, mille milliards de mille sabords, pauvres peut-être mais dans l’honneur et la dignité.

Ne vous attaquez pas à notre gagne-pain et à nos gamelles !

C’est assez simple en réalité. Le gouvernement doit comprendre deux choses.

Il ne doit pas s’attaquer à notre gagne-pain, c’est-à-dire nos entreprises ou notre outil de travail car c’est devenu, par les temps qui courent, plus que précieux un gagne-pain.

Il ne doit pas s’attaquer à nos gamelles, c’est-à-dire l’épargne ou nos salaires car c’est cela qui nous permet de manger.

Alors les portiques bretons, pour payer une nouvelle gabelle au saigneur de Bercy, les bretons vont vous le faire bouffer. Ce portique de taxe devient un point de crispation majeur et symbolique. STOP. Le peuple vous dit stop.

Extraits d’un article de Charles Sannat              le contrarien.com

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.